L’économie circulaire organise les flux de matières de sorte qu’il n’y ait ni incinération ni enfouissement des produits obsolètes : les déchets techniques et matières biologiques sont réintroduites dans la biosphère sous forme d’engrais et de compost, tandis que les produits techniques sont désassemblés et recyclés pour produire de nouveaux produits, sans pour autant perdre en qualité.

L’économie circulaire cherche à limiter l’impact négatif de l’homme sur l’environnement en donnant une seconde vie aux produits de consommation.

L’économie linéaire est devenue obsolète !

Malgré des efforts non-négligeables pour limiter notre empreinte écologique, notre modèle de croissance économique est encore et toujours linéaire :

Ce système repose sur l’abondance des matières premières :

  • Le pétrole
  • Le gaz
  • Les minerais
  • Le bois
  • L’eau
  • Les ressources alimentaires

Cette abondance est révolue…

L’obsolescence programmée, un mal majeur !

Pour favoriser l’exploitation des ressources et la consommation de masse sur lesquelles repose notre croissance, de très nombreuses entreprises ont recours à l’obsolescence programmée. Là où les premiers ingénieurs créaient des machines « incassables », leurs successeurs ont fait tout le contraire !

Cette obsolescence concerne entre autres les produits high tech, particulièrement polluant en raison des composants nécessaires à leur fabrication (plastique, lithium…). Chacun a pu expérimenter cette obsolescence, qu’il s’agisse de la batterie d’un portable ou du système d’exploitation d’un ordinateur. C’est le paradoxe de l’innovation : les produits high tech sont devenus plus performants mais bien moins durables.

Exemple : en 2005, aux Etats Unis, des actions collectives (class action) assignent Apple en justice pour obsolescence programmée. En cause : la batterie de l’iPod, volontairement soudée à l’appareil et donc irremplaçable. Le produit était programmé pour devenir obsolète après 18 mois.

L’obsolescence programmée est l’antonyme de l’éco-conception. Cette dernière étant le moteur du modèle circulaire.

Nous sommes devant une impasse !

Si la « société de consommation » a permis l’émergence d’une classe moyenne aisée dans de nombreux pays, le modèle s’est essoufflé et n’est plus « durable » :

  • La population mondiale devrait augmenter de 40% d’ici à 2100. Le modèle linéaire ne pourra répondre aux besoins des populations.
  • Le réchauffement climatique et la pollution liée au déchet ravagent les cultures et les écosystèmes.

Au cours des 50 dernières années, la consommation de ressources naturelles a augmenté drastiquement. Sans évoquer les modes de production qui engendrent pollution et déchets, ce qui détruit à terme les espaces et leurs ressources.

Ces ressources sont limitées et vouées à disparaître compte tenu du rythme effréné de consommation et de production de la plupart des pays du monde. En France, nous produisons chaque année plus de 350 millions de tonnes de déchets, dont la grande majorité provient du bâtiment.

La Terre et ses océans ne seront bientôt plus capables de régénérer ses ressources et absorber nos déchets. Et si les inégalités entre les hommes sont grandes, elles le seront encore davantage si l’on ne change pas de modèle : le prix des matières flambera et l’accès aux produits les plus élémentaires sera réservé à une élite. Il faut donc un modèle éco responsable et humainement responsable.

La nature, un modèle pour nos sociétés ?

Le traitement des déchets, leur enfouissement ou leur incinération coûtent cher, polluent bien souvent et ne valorisent pas assez la matière première. Dans la nature, il n’y a pas de déchets à proprement dit : un herbivore, par exemple, broute l’herbe, les excréments qu’il produit enrichissent les sols et ainsi de suite.

Le principe théorique de l’économie circulaire se calque sur la nature : idéalement, aucun produit ne devrait devenir un déchet. Chaque produit doit rester une ressource et la destruction finale doit advenir le plus tardivement possible. Dans un projet article, nous parlons de l’éco-conception, la surconsommation et le coopération économique.